Portés par leur passion, dans les Etats-Unis des années ’50-’60

Catherine Locandro – Cassius – Albin Michel

Le récit commence en 1942, Cassius Clay a 5 ans. C’est un beau petit garçon joyeux bien loin encore du champion de boxe que le monde entier connaîtra sous le nom de Mohamed Ali. Mais déjà, il a, chevillé au corps, une exigence viscérale de justice. Et peut-être plus encore une abhorration de l’injustice. Jeune ado, il va découvrir la boxe et ces salles aux valeurs strictes où noirs et blancs, combattent en toute égalité. Il a trouvé son moyen d’expression. Ses poings, son envie de vaincre en toute équité, et le besoin de devenir le porte-parole de la cause de ses frères noirs, le conduiront là où l’on sait. Sous la plume de Catherine Locandro, Cassius est l’histoire d’un homme debout, quelles que soient les épreuves qu’il traverse. Une inspiration.

De la vie d’un Mohamed Ali, on ne connait surtout les ceintures de champion de boxe. Moins souvent les conviction et l’engagement. La force de cette biographie réside probablement autant dans le contexte qu’elle dépeint à petites touches que dans les personnages tout en nuances. On mesure, l’époque et la volonté du champion comme si on y était. Parfois, ça aide à grandir de se sentir noir et pauvre.

 

Gary D. Schmidt traduit de l’anglais par Caroline Guilleminot – Jusqu’ici tout va bien – L’école des Loisirs

 

Doug vient de quitter New-York pour Marysville, c’est-à-dire nulle part. Et comme si l’exil ne suffisait pas, là comme ailleurs, il se fait tyranniser par son père et ses frères. Malgré l’été torride, il se réfugie dans la rue. Petit à petit, et sous l’œil goguenard de la jolie Lil’, le garçon va se tisser un réseau de connaissances sur fond de livraisons pour l’épicier. Et à sa suite, nous allons découvrir l’Amérique de 1968., les passions des uns et des autres et comment lui, Doug Swietek, va donner un sens à sa vie à travers la découverte des « Oiseaux d’Amérique » de John James Audubon.

Paru avant « La guerre des mercredis », « Jusqu’ici tout va bien » n’est qu’une autre face du même univers puisque son personnage principal est l’un des amis de Holling Houdhoud, le protagoniste de l’autre roman. Un récit comme la vie, où le bon alterne avec le difficile. Où les sentiments sont forts et vrais. Où l’on retrouve le passé comme s’il était encore vivant.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s